MEDIAS
Presse
Cheikh Tidiane Tall, membre fondateur du groupe : «Le Xalam ne peut pas mourir» | Cheikh Tidiane Tall, membre fondateur du groupe : «Le Xalam ne peut pas mourir» |
|
A l’issue du premier spectacle du Xalam II, après plus d’une vingtaine d’années d’absence, c’est un Cheikh Tidiane Tall très ému, soliste et grand frère du groupe qui est revenu sur les retrouvailles, sur leurs nouvelles ambitions… Propos recueillis à Saint-Louis par Bocar SAKHO (Le Quotidien)
Peut-on dire que ce 14 août constitue un grand jour pour le groupe Xalam ? C’est super. C’est une grande soirée pour moi. Le contact avec le public m’a réchauffé le cœur. Je suis vraiment ému, parce que le Xalam ne peut pas mourir. C’est une institution. Excusez-moi, je suis ému par rapport à ce que je viens d’assister. (Après quelques secondes de pause). Oui, ça compte, c’est un autre jour, de grandes retrouvailles quoi. Et on a commencé à Saint-Louis, parce que c’est la première capitale de l’Aof. Et Saint-Louis, c’est une ville historique où sont passés tous les grands saints. Et Henry est installé à Saint louis où il a une structure idéale pour prendre le temps de répéter, de se retrouver comme si on était en France. C’est pourquoi, on a choisi de venir ici, de réviser les morceaux qui sont des tubes qu’on a créés. Et là, on est sûr de ne pas être dérangés parce qu’à Dakar, on n’aurait jamais pu y faire ce qu’on a fait pendant toute cette semaine-là. On a donc choisi de venir ici, faire le premier concert, et le lendemain descendre sur Dakar pour y rester tout un mois. Les 15 et 16 au Just 4 You qui nous a fait venir et donc c’est eux qui ont la priorité de faire jouer Xalam pendant tout un mois. Ces quelques jours de résidence commune à Saint-Louis, ont-ils été assez bénéfiques ? Oh, c’est une petite routine quoi. C’est comme ça qu’on faisait en France, à Villemont, on avait une grande maison, un grand pavillon où on passait des journées. Le matin, on répétait de 11 à 17h, et puis on était toujours ensemble. C’est pareil ici. C’est comme si on a déplacé Villemont. Donc on s’est retrouvé après vingt ans. C’est en 1988 qu’on est revenu et que «Pros» était mal en point et qu’il est décédé. Moi je suis resté, Souleymane pareil. Depuis 1988, on ne s’était pas retrouvé comme ça. On a seulement eu un concert au Ccf. Disons de 88 à 97 puis jusqu’à 2008, c’est quand même un peu long, mais ça ne nous a pas empêchés de nous retrouver avec plaisir. Et on a voulu faire des concerts de proximité, en étant en contact direct avec les gens plutôt que de faire un gala ou aller dans d’autres salles, où les gens seraient loin de nous. Le Just4U, c’est l’idéal. Malgré tout ce temps, l’âme du groupe n’a pas pris une ride. La musique, c’est le seul métier où il n’y a pas de retraite. Il n’y aura jamais de rides. C’est-à-dire, on va jouer. Il y a des vidéos de l’époque où on jouait que vous avez certainement vu. Moi, Grand Cheikh Tidjane Tall, je sautille, je fais des trucs mais quand tu vis un demi-siècle, tu ne peux plus faire certaines choses. Les doigts sont là, et l’essentiel c’est la musique. On fera plaisir, il y aura du spectacle. Aujourd’hui, ce sont des jeunes qui sont devenus des adultes, des grandes personnes qui vont jouer pour faire plaisir à tous noscamarades de promotion. Des directeurs de sociétés et tout ça parce qu’à l’époque c’était des étudiants, donc ils ont grandi avec le Xalam. On veut surtout faire plaisir à nos mélomanes et aussi aux plus jeunes qui ont entendus parler de Xalam sans jamais le voir. Ce sera l’occasion pour ces deux générations de nous voir. Justement, vous, vous êtes le grand frère, comment les retrouvailles se sont passées ? Les retrouvailles, c’est quand je suis passé au Just4U et j’ai dit à Souleymane : «Mais Boy, moi, j’ai envie qu’on reprenne. J’en ai marre, il faut que je rejoue, et puis voilà, c’est OK» ; il me dit: «C’est ok, grand». Comme on est des Mourides tous les deux, on a juré Barké serigne bi et j’ai appelé les gars. Ce qui prouve que le Xalam était en stand by. Parce que si on était séparé, qu’on avait eut des animosités et tout ça, il allait être difficile à un producteur de nous faire revenir. Mais là pour qu’on revienne, ça a été un truc simple. J’ai appelé les gars et on s’est connecté comme ça. Et maintenant quand j’ai parlé avec Ablaye Diop qui est notre frère, qui est aussi mon boy à moi, il a cru en Xalam et nous a fait venir. Voilà, ça a été très facile quoi. Voulez-vous dire que la machine était en veilleuse ? On était en veilleuse, c’est vrai. Mais Xalam, c’est une institution. Moi, je suis membre fondateur du premier Xalam. Et ensuite, c’est à notre initiative qu’on a créé le cadet Xalam. Et le Cadet Xalam est maintenant redevenu Xalam 2. Et j’ai toujours côtoyé les gosses, ils sont toujours venus vers moi jusqu’à ce que «Pros» et Henry viennent me chercher en 1986 pour que je les rejoigne. Aujourd’hui, quel est le projet à court et long terme ? On a des projets, et c’est normal. Un grand groupe ne peut pas venir au Sénégal et ne pas rencontrer les autorités du pays. Le protecteur des Arts et aussi notre ministre de tutelle. Et ensuite, comme on fait un concert à Dakar, il est légitime qu’on rencontre le Maire de Dakar. Le concert se fait sous l’égide du ministère de la Culture et donc les projets, on va voir avec les autorités. Il y a aussi des projets à mettre en œuvre pour qu’on puisse léguer notre expérience à la jeune génération qui croit à la musique. Car, la musique n’a pas de frontières. Il y a un projet de production dans le court terme ? Non, non. Nous on installe de grands groupes. Comme actuellement Baobab qui fait le tour du monde. Et le répertoire qu’ils jouent, c’est un répertoire qui date de longtemps. On appelle cela faire des standards. Baobab, ce qu’ils sont en train de faire, partout où ils passent, c’est nouveau pour les gens. Il faut par exemple que pour vous qui n’avez jamais vu le Xalam, qu’on joue la sauce-là pour que les gens disent «c’est ça». Avec évidemment la touche de maturité et tout. Nous quand on fait un disque, il peut rester cinq ans. Donc on est en train de réfléchir. J’étais en France depuis 98 avec les gars. On a fait beaucoup d’ateliers donc il faut voir maintenant, tout en restant dans le concept Xalam, dans le futur, comment faire autre chose. L’absence de Prosper Niang n’a-t-elle pas pesé sur vous ? Proper nous manque beaucoup, mais nous sommes dans un groupe et il a été remplacé. Nous avons pris un Burkinabé pour le remplacer. C’est une façon de montrer notre esprit panafricaniste. Xalam est à l’avant-garde de tout ça, parce que nous avons pensé à l’unité africaine depuis longtemps. Ce qui fait qu’on a toujours fait une musique très africaine. C’est un Burkinabé qui nous enchante tous. Vous vous en êtes rendu compte, C’est un super batteur. Le Xalam est composé tout simplement de leaders. Henry à lui seul, il peut faire un orchestre. Jean Philipe Rickiel aussi. C’est la somme de plusieurs expériences. Vous me connaissez et vous connaissez ma discographie et tout ce que j’ai apporté à la musique sénégalaise. Quand, on se retrouve c’est un plaisir. On s’éclate comme ce n’est pas possible. A nous voir, tout le monde sait que nous sommes contents. C’était écrit que nous allons nous revoir. On s’aime bien entre nous. Xalam c’est l’unité. C’est nous tous.
|

Tete Mbaye
![]() €0.80 Ajouter au panier |
Taoue : Xarrit Sama
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Le signal
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Point E
![]() €0.96 Ajouter au panier |
CD "Taoué"
![]() €9.00 Ajouter au panier |
Jebaane
![]() €0.80 Ajouter au panier |
Agresseur live video
![]() €2.39 Ajouter au panier |
Diamono
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Woma
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Ambiance moko
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Moom Tamit
€0.96 Ajouter au panier |
Meuna Nee
€0.96 Ajouter au panier |
Fatou Ndiaye
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Kabambi
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Jaraby
![]() €0.99 Ajouter au panier |
Fuuta Blues
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Cas de conscience
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Coumba xalis
![]() €0.96 Ajouter au panier |
CD "Xallé"
![]() €8.37 Ajouter au panier |
CD "Dakar by night"
![]() €9.00 Ajouter au panier |
Yakaar
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Xalass
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Lamp (Live video)
![]() €2.39 Ajouter au panier |
Philippe El Hage - Jazz oriental
![]() €13.00 Ajouter au panier |
Diambar
![]() €0.96 Ajouter au panier |
The Atlantic Crossing
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Ndiawar
![]() €0.96 Ajouter au panier |
"Without A Smile" - Bonus track
![]() €0.96 Ajouter au panier |
| Zone de Téléchargement | |
| Voir le panier | |
| 33 Produits, €60.10 |
Souboba
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Jaraby
![]() €0.99 Ajouter au panier |
Human pride
![]() €0.96 Ajouter au panier |









CD - "DIAME" (Woman is not slave) de BADOU et le groupe XALIMA
![]() €12.00 Ajouter au panier |
Bourbi
![]() €0.99 Ajouter au panier |
Jaraby
![]() €0.99 Ajouter au panier |
| 01 | Bakofa |
| 02 | Meuna Nee |
| 03 | Jeanne D'Arc |
| 04 | Ma Beugue Yaye |
| 05 | Moom Tamit |
| 06 | Teuss Teuss |
Lamp (Live video)
![]() €2.39 Ajouter au panier |
Diambar
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Senegal
![]() €0.99 Ajouter au panier |
Jaraby
![]() €0.99 Ajouter au panier |
Le signal
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Coumba xalis
![]() €0.96 Ajouter au panier |
CD "Taoué"
![]() €9.00 Ajouter au panier |
"Without A Smile" - Bonus track
![]() €0.96 Ajouter au panier |
Vous recevrez un email de confirmation