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Après l'album Expérience (2004), le percussionniste et auteur-compositeur sénégalais, Idrissa Diop, prépare son nouvel opus intitulé : Historia, dont la sortie est prévue en août prochain sur le marché international et en septembre au Sénégal.
Dans un entretien accordé à l'Aps, Idrissa Diop, en vacances au Sénégal indique que dans Historia, un album de 16 titres, il retrace les rapports qu'il entretient avec son pays le Sénégal et dans lequel ‘les Sénégalais de tous bords peuvent et doivent se retrouver’. ‘C'est mon itinéraire, de La plantation au Sahel en passant par le Calypso, le Miami et le Balafon (des boîtes de nuits de Dakar) qui est retracé à travers cette œuvre qui est le fruit de 3 ans de travail’, explique Idrissa Diop. Il ajoute que le disque a coûté environ 300 mille Euros (près de 200 millions de francs Cfa). Dans ce nouveau produit, Idrissa Diop dit être resté sous l'emprise des influences de la musique afro-cubaine. Entre autres titres développés dans cette nouvelle production, Lamp, Wolof Story, Historia, Prière (dédié à Cheikh Ahmadou Bamba) ou Coumba (la reine du Soleil), Temporal, etc. Selon l'artiste, la coloration de sa musique épouse ‘tous les styles au vu des multiples rencontres passionnantes’ qu'il a eues avec de grands noms de la musique tels Carlos Santana avec qui il travaille tous les ans où encore Andy Vargas, Narada Michael, Jacques Higelin, Lavilliers, Yannick Noah, Mory Kanté, Manu Dibango, etc. Parti en France au début des années 80 à la quête de nouvelles rencontres, d'influences multiples, Idrissa Diop est attiré par les différences qui constituent l'ensemble de l'humanité. ‘Je suis attiré par tout ce qui est différent’, renseigne Idrissa Diop, natif de Malika, un village situé à environ 15 Km à l'ouest de Dakar. Sa quête de valeurs et de différences l'amène à rencontrer un virtuose de la guitare, le Mexicano-américain Carlos Santana qu'il définit comme ‘un homme d'une qualité et d'une spiritualité sans commune mesure’. ‘J'ai eu la chance de croiser Carlos Santana et ce fut une belle rencontre, où j'ai appris énormément de lui. C'est un grand humaniste en termes d'échange, de partage humain et artistique’, s'enorgueillit ce percussionniste qui chante tantôt en Wolof, Sérère, Peulh ou français faisant valoir un métissage limpide. La sortie de Historia dont la promotion sera assurée par ses propres maisons de production (Grange production et Akéda) renforcera sa discographie déjà riche de huit albums : Femmes noires (1997), Couleurs (1989), Rebelle (1990), Tribal poursuite (1992), Africains et Antillais (1994), Conscience collective (1998), Yaakar (2002), Expérience (2004).
(Aps)
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